Au Japon, l’un des rituels les plus populaires pour se porter chance dans un temple ou un sanctuaire est celui de la prière et des offrandes, combiné à la consultation des omikuji (papiers de divination). Je suis allée au temple Sensō-ji à Tokyo où j’ai découvert ce rituel et je voulais vous le partager car j’ai beaucoup aimé. Par ailleurs, j’ai écrit un article sur les différences culturelles entre la France et le Japon. Ce pays est tellement riche culturellement parlant que je trouve judicieux de partager un peu de leurs croyances et de leurs rites.
| Réserver votre hôtel au Japon |
1. Se purifier avant toute chose
En entrant dans un sanctuaire (shinto) ou un temple (bouddhiste), la première étape consiste à se purifier. J’en profite pour vous expliquer les étapes à suivre :
- Tu te rends à la fontaine en pierre (temizuya) près de l’entrée.
- Avec la louche (hishaku), tu rinces ta main gauche, puis ta main droite.
- Tu verses un peu d’eau dans ta main gauche pour te rincer la bouche (sans boire l’eau, bien sûr, tu la recraches discrètement sur le côté).
- Enfin, tu rinces à nouveau la poignée de la louche avant de la replacer.
Ce geste symbolise le fait de se présenter « purifié » devant les divinités, débarrassé des impuretés physiques et spirituelles.
2. Approcher l’autel et présenter ses respects
Chaque lieu a sa manière :
- Dans un sanctuaire shinto : on jette une petite pièce (souvent 5 yens car le mot go-en — “cinq yens” — sonne comme “bon lien” en japonais, symbole de bonne fortune) dans le tronc à offrandes.
- On sonne la cloche (si elle est présente) pour attirer l’attention de la divinité.
- On s’incline deux fois, on frappe dans ses mains deux fois pour marquer sa présence, puis on s’incline une dernière fois.
- Dans un temple bouddhiste : on ne frappe pas dans les mains. On dépose effectivement une offrande (pièce, encens, fleurs), puis on joint les mains en silence, tête baissée, pour formuler son souhait ou sa prière.
3. Formuler son vœu
On ne “demande” pas directement quelque chose comme on ferait à un génie de conte de fées. On formule plutôt une intention positive ou un remerciement :
« Merci pour ma bonne santé, que je puisse continuer à avancer dans mes projets »
« Merci pour la protection de ma famille, que nous restions unis et heureux. »
La tradition veut qu’un souhait clair et sincère ait plus de “poids” qu’une demande vague.
4. Tirer un omikuji (prédiction de fortune)
Le omikuji est un petit papier qui révèle une prédiction : grande chance (daikichi), chance moyenne (chūkichi), petite chance (shōkichi), ou malchance (kyō).
- Tu déposes une pièce dans la boîte prévue (souvent 100 yens).
- Tu secoues un grand tube en bois contenant des baguettes numérotées.
- Tu tires une baguette, cherches le numéro correspondant dans le meuble à tiroirs, et tu récupères ton omikuji.
Si la prédiction est bonne → tu la gardes précieusement dans ton portefeuille.
Si elle est mauvaise → tu l’attaches sur un présentoir ou un arbre sacré du temple afin que la malchance y reste et ne te suive pas.
Par chance, j’ai eu une bonne prédiction 🙂
5. Amulettes et porte-bonheur
Dans la boutique du temple (omamoriya), tu peux acheter un omamori (amulette en tissu coloré). Chaque couleur ou motif correspond à un domaine précis : amour, santé, réussite aux examens, sécurité routière, prospérité…
Ces amulettes ne s’ouvrent jamais (pour ne pas libérer leur énergie). Elles se portent dans le sac, sur le téléphone ou dans la voiture. Elles sont traditionnellement remplacées chaque année pour renouveler leur protection.
6. Un geste pour les divinités
Enfin, avant de quitter un temple, beaucoup de Japonais font un dernier salut ou déposent un petit geste supplémentaire. Par exemple : brûler un bâton d’encens (senkō), accrocher une plaquette votive (ema) où l’on inscrit ses vœux ou simplement s’incliner une dernière fois vers l’autel.
Rituel à faire au temple Tōdai-ji de Nara
À Nara, dans le grand temple bouddhiste Tōdai-ji, célèbre pour abriter le monumental Grand Bouddha en bronze (Daibutsu), il existe un rituel insolite qui attire toujours une file de curieux. C’est de passer à travers le trou d’un énorme tronc de bois situé à la base de l’un des piliers soutenant la statue. Ce trou a d’ailleurs la particularité d’avoir le même diamètre que la narine du Grand Bouddha. La légende dit que quiconque réussit à le traverser bénéficiera d’une bonne santé et d’un peu de chance pour le reste de sa vie. Les enfants s’y glissent facilement, mais pour les adultes, c’est un véritable défi d’agilité et parfois de souplesse. Pour y avoir assisté, vraiment les gens se donnent du mal pour passer et c’est très marrant à voir. J’aurais peut-être dû essayer…
Plus d’infos sur mon article sur le Japon et sur les 20 plats à goûter au Japon ! J’ai également écrit des articles sur chacune des villes suivantes : Tokyo, Takayama, Osaka, Kyoto, Kanazawa, Okayama, Hiroshima & Miyajima
En savoir plus sur Biche Around The World
Subscribe to get the latest posts sent to your email.











Laisser un commentaire